11 février 2008
Belle sans douleur
J'avais en tête ces derniers temps en faisant fi du peu de dignité que cela m'inspirait de conserver une longeur pilleuse suffisamment représentative afin de justifier ma présence auprès de mon esthéticienne, et la gracieuse somme que je lui laisse à chaque fois pour qu'elle me fasse horriblement mal, comprenez : je paye pour qu'on me fasse mal... Me sentant trop proche du sado-masochisme, l'idée de verser des dividendes pour cette douleur même pas d'ordre sexuel commençait à peser lourdement...
Il fallait donc envisager une reconversion dépilatoire...
Le rasoir : amen. Pratique, efficace, rapide et... Récurrent! Tous les jours si l'on ne souhaite pas porter uniquement des pantalons, et moi, j'aime bien les jupes et les robes, et ce que j'aime par dessus tout, c'est pouvoir choisir ce que je vais porter sans avoir à me dépoiler entre le biberon et le maquillage...Ce qui explique mon manque de ponctualité permanent, ou bien mon rabas sur un pantalon si je ne veux pas être (encore) en retard...
La crème, sous la douche, pendant le café, épilez-vous en 3 secondes chrono, mais finissez au rasoir, parce que l'efficacité est certes proche de 90%, il n'empêche qu'il reste 10% qu'il faut tout de même enlever...Alors si c'est pour refaire deux fois, pas la peine...
La cire, maison ou en Institut, ben, c'est super, efficace, la repousse est plus tardive, c'est meeeeeerveilleux, mais ça fait mal, nom de nom!!! Et je dois avouer que à la maison, je suis un peu polyo sur le sujet, j'en barbouille toujours partout. Je trouve systématiquement le moyen d'en coller sur mes vêtements, le canapé, la dernière fois, c'est mon plateau de micro-onde qui était envahi d'une couche de cire qu'il a fallu gratter au cutter, je ne vous dis pas la tête de "Ze one" quand il a voulu mettre son cheesburger à chauffer... "C'est quoi ton truc? Du fromage? " Ah... hem... Pas vraiment nan...
Donc, je capitule sur le sujet, il faut avoir un doctorat en posage de bande cirée pour être efficace avec ce truc, et évidemment, on n'est pas exempté de la souffrance même quand on maîtrise cet art ancestral!
L'épilateur, même pas en rêve, tiens! On ne m'y reprendra plus, même avec des arguments commerciaux choc, du genre "oublier la douleur avec le super épilateur Tartempion qui vous anesthésie toute la jambe, le maillot et les aisselles en même temps, et en plus, il prépare le café!" Ben tiens! Est-ce qu'il fait les courses et prépare le repas aussi, nu sous son tablier? Humm?!! Non, définitivement non!
J'ai donc fais le tour, mis à part enlever chaque racine avec ma pince à épiler, ce qui reviendrait à tenter l'escalade de l'Everest en mini jupe et talon aiguille, IM-PO-SSI-BLE!!
Jusqu'à vendredi soir, j'étais donc encore résolue à retourner voir cette bougresse qui me torture avec son sourire ultra-bright et sa compassion toute féminine... Mais avant, j'avais quelque chose à découvrir ABSOLUMMENT, dixit ma topine, et c'est lors d'un apéritif chez eux programmé pour découvrir la-dite méthode que ma vie dépilatoire a changé...
Après m'être gavée de petites cochonneries apéritives préparées avec soin par mes hôtes, voilà madame qui me sort le produit révolutionnaire! Je regarde sans trop y croire, je l'écoute me faire l'apologie de cette "chose" qui ressemble à un un bout de papier de verre pour poncer les murs, et puis, je relève le bas de mon pantalon, dévoilant à l'assistance mon superbe mollet fin et délicat orné de son plus beau pelage...(Qu'est ce qu'on ne fait pas après deux verres d'un excellent moelleux, je vous le demande...).
Et là, stupéfaction, elle passe donc ce "machin" sur une toute petite zone en frottant de manière circulaire et énergique (tout de même, c'est physique, hein?), et me laisse contempler l'étendue des dégats... Plus un poil!!! Plus un seul sur la zone qu'elle vient de caresser, parce qu'évidemmment, je n'ai ressenti aucune douleur!
Bon sang, ni une ni deux, je lui pique son papier de verre et je me lance devant l'assistance médusée (trois hommes, faut dire, dont le mien qui me regardait avec un oeil circonspect, doutant du peu de capacité mentale qu'il me restait) sur la totalité de mes gambettes. Ca se fait tout seul, je voyais les poils s'envoler, la jambe blanchir un peu sous l'énergie que je déployais pour enlever cette triste parure poilée anti-glamour au possible, et au final, quoiqu'un peu épuisée du bras (tiens, ça y est! Je me demandais d'où je tenais cette coubature...), j'ai eu l'immense satisfaction de découvrir une jambe lisse, impeccable, et sans douleur!
Pour moi, c'est sûr, il est révolutionnaire ce produit. C'est donc immédiatement que j'ai passé commande auprès de ma topine afin de m'en procurer le plus vite possible. La voilà devenue officiellement ma dealeuse de papier épilatoire! Et moi, résolumment accro... Même après trois jours, le résultat est encore impeccable, ce qui ne serait pas le cas après le passage du rasoir.
Je suis ravie, et mon mari aussi, il a vu là la fin d'un règne de l'emprunt de rasoir parce que le mien n'a plus de lame... Et des jambes à nouveau toutes douces collées au siennes... Enjoy
Shopping and dancing...

Une fois n'est pas coutume, je fais des infidélités à ma ville le temps d'un week-end...
Rennes, c'est petit, petit, surtout quand on y exerce depuis 15 ans ses talents de noctambule notoire sur fond de bubulle.
L'invitation a été lancée par des amis nantais en mal de temps de décompression face à la succion prononcée de leur petite vampirette à eux.
A bout (de nerf, de fatigue, de temps, de routine,, etc...), il leur fallait absolumment la présence de deux fêtards comme nous pour se déculpabiliser de lacher leur progéniture afin de revivre le temps d'une soirée l'insouciant emploi du temps nocturne qui nous occupait tant avant l'arrivée des vampires.
En gros, quitte à être fatigué, autant que ce soit pour des raisons clairement énoncées et choisies, et non pas liées à des éléments extérieurs de la vie quotidienne, quoi!
C'est donc plein d'une énergie foudroyante, vu que nous venions de faire fort la veille même (ben oui, on ne se refait pas...) que nous avons pris la route qui nous mène tout droit jusqu'à Nantes...
Arrivée chez les z'amis, posage de sac, puis on attaque les choses sérieuses : d'abord, grand soupir de soulagement collectif ...Que ça fait du bien une soirée ou on n'a pas à se soucier du coucher, de changer la couche, de mettre tout le monde au lit, de remonter 10 fois parce que "z'ai pas mon doudou", "z'ai soif!", "z'ai envie de faire pipi", "z'ai mal au dents" (transcris par des hurlements pour les non-communiquants verbaux évidemmment...). Ouais, ça c'est la vraie vie, hein!
Et comme à l'attitude du parent qui n'en est plus un le temps d'une soirée, il fallait opposer le comportement qui va avec, n'est-il pas? Nous avons donc refait le monde à grand coup de bubulle...
Et nous sommes partis vérifier que les bubulles avaient le même gout partout! Et comme pour toute théorie scientifique, il faut cérifier sa thèse en plusieurs points...
Premier arrêt: le Havana Café, Bar à salsa, ambiance très caliente, cadre agréable ou nous avons goûté les Mojitos appuyés sous les voûtes du sous-sol après avoir été délestés de nos petites vestes, pour une modique somme, vous vous en doutez... Evidemment, l'âge de la clientèle nous rappelle le nôtre...
Deuxième arrêt : le Guest, un peu plus à mon goût, plus électro au niveau du son, avec une bonne déco pop aux couleurs flashy, des filles un peu "staïlées", et une bonne table ou on peu s'asseoir et siroter sa coupette à bubulle. Première vérification : les bubulles sont les mêmes, mais pas au même prix, évidemment!
On ne va pas s'arrêter la, on est jeune et libre!!!...Jusqu'à demain après-midi ou il faudra reprendre du service et on ne sait déjà pas comment on va gérer la très probable gueule de bois dont on va hériter demain avec une joyeuse bande de petits vampires prêts à tout pour nous faire payer cher cet abandon déterminé dont nous avons fait preuve à leur égard...
Troisième arrêt : Le Castel, à priori, un des hauts lieux nantais de la scène électro, mais je ne peux rien confirmer, c'est la première fois que j'y mets les pieds. Moi, tout ce que je veux, c'est pas trop de Techtonic, là, les p'tits trucs survitaminés et bondissants doppés à la cocaïne et aux amphétamines, qui non content de faire leurs "battles", te prive du peu de place qu'il te reste dans un club le samedi soir aux heures de pointe... On y arrive, on demande à tester les bubulles, et si possible à s'asseoir... Pas possible nous dit-on. Bien! On reste donc au bar avec nos bubulles, et on effectue là notre deuxième constat: elles ont aussi le même goût que les autres, mais elles sont encore plus chères...
Le cadre est cependant assez agréable, dans les Caves, en sous-sol, et le son pas dégeu, suffisamment pour que je me bouge un peu.
J'ai quand même la sensation même si je ne suis pas réfractaire au nouveau dispositif "sans tabac partout" d'avoir participer à la boum des ados le samedi après-midi tellement c'était clean...Il faut dire que je suis amoureuse de cette ambiance enfumée et cotonneuse des clubs... Le brouillard qui enveloppait les gens et les lumières conférait une atmosphère unique que l'on a perdu tout de même avec tout ça...M'enfin, la santé n'a pas de prix, surtout si tu compenses par des litres de bubulles...
7H00 : retour à la case suite aux multiples tentavives de mes compères arguant comme prétexte bidon qu'ils étaient fatigués... Peuh! On aura tout entendu...
Retour très chaotique par ailleurs, entrecoupé d'arrêt pour cause de trop plein, comme de bons vieux jeunes incapables de gérer leur limite, ce que nous étions redevenus le temps d'une soirée de toute façon, alors autant jouer le jeu jusqu'au bout!
Et le lendemain, ça n'a pas loupé: réveil trèèèèèèèèès difficile... Mais tout le monde est ravi, c'est ça qui compte, non?...


