Les 30 ans d'Aphrodite

Quand on a 30 ans, on n'a plus toutes ses dents...

22 février 2008

Sucré salé...

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S'il y a bien une chose qui m'échappe en ce bas monde, c'est tout ce qui touche de prêt ou de loin au... Sucré, aux desserts, aux entremets, aux attrape-kilos-trop-fastoche...

Un trait qui me laisse perplexe, d'ailleurs, si l'on en juge par ma (petite, mais quand même...) capacité à virevolter dans ma cuccina comme une danseuse étoile (bon Ok, l'hyppo dans Fantasia, mais bon, Flupck, quoi, un tutu et des pointes, c'est une danseuse, nan?), on se demande si je n'y mets pas toute la mauvaise volonté du monde...

Chaque tentative se conclut par un retentissant "Beurk" venant saluer ma prestation...

Avant d'avoir mes vampires, je n'avais affaire qu'à une population adulte éprise de bienséance, qui à chaque fois que je soumettais l'idée de préparer un dessert, avaient (la première fois tout du moins) le plaisir de se voir décharger de la corvée du dessert...

Lorsque j'arrivais avec mon Schimbidibichlick, les sourires se figeaient légèrement, les mains se tendaient, comme avec "Kloug" voyez-vous, "roulés à la main sous les aisselles".

J'ai le souvenir d'un des premiers repas d'adulte auquel moi et mon cher et tendre étions conviés, chez ma cousine, nouvelle riche parvenue, à qui bien évidemment j'avais proposé dans ma grandeur d'âme et mon souci de paraître comme il faut en société de faire un gâteau pour le dessert...

Comme à l'époque j'ignorais que l'on pouvait envisager de s'arrêter dans une boulangerie/pâtisserie réputée, je me suis retrouvée à concocter un affreux... Gâteau de yaourt! Et non contente de mon étouffe-chrétien, j'avais en plus l'intention de le recouvrir d'un nappage fait maison...

Au sommet de ma gloire, je me suis donc présentée chez ladite cousine, accompagnée de mon cher et tendre qui devait lui s'y rendre pour l'une des premières fois, et nous avons assisté à une débauche de bons petits plats, fins et raffinés comme nous n'en connaissions pas à l'époque (jeune et étudiant, c'est plutôt adeptes du jambon/pâtes que du "tâââtin de foie gras sur son lit de fîîîgues" que tu es) et évidemment en petite quantité, ma cousine veillant particulièrement à ne pas dépasser les 45 kilos, même à 40 ans aujourd'hui.

J'ai eu... Comment dire... Un grand moment de solitude lorsqu'il a fallu que je dépose le gâteau mis dans une simple assiette et recouvert d'un subblissime papier alu qui couvrait les dégâts (le nappage avait un peu trop cuit je crois, il était dur et sucré comme y'a pas...Sic... non, en fait, je crois bien que je n'ai pas d'excuse valable pour justifier cette abomination étant donné qu'elle se perpétue depuis 15 ans...), en gros, CE gâteau était immangeable.

J'aurais du envisager de m'en délester sur le trajet, en prétextant en arrivant que je n'avais pas eu le temps de le réaliser, "tu comprends, entre mes partielles et mon boulot de surveillante à l'école des Culs-Bénis, je n'ai pas eu une minute à moi", mais je crois qu'en fait, à cette époque, je ne me rendais pas compte à quel point mon abomination était... Abominable!

Le repas s'est donc achevé en sonnant l'heure du dessert et le moment fatidique ou ma cousine est aller chercher le... truc, avec, d'ailleurs la bougresse, si je m'en souviens bien, un certain sourire de sustentation au bord des lèvres... Et tout le monde fût servi en part de gâteau... C'est là que les choses ont basculé...

       Tout le monde s'est desséché, raidi, a englouti quelques bouchées de l'infamie et laissé le reste dans l'assiette. Le mari de ma cousine a tenté un lamentable "c'est pas trop mal, mais c'est le nappage qui ne vas pas, sinon, c'est bon, hein?"

       Quoi de mieux qu'une humiliation collective familiale (je vous le demande!) asserti d'un commentaire de pitié pour saler la sauce, enfin le gâteau, quoi!

       J’ai donc depuis, perfectionné ma technique culinaire, je suis capable, je crois, de préparer de très bonnes petites choses salées, et pourtant, de manière systématique, et parce que maintenant j’en ai la certitude, les enfants étant très nettement moins propices à la bienséance que les adultes et ponctuant réellement chacune de mes entreprises par un « Beurk », une grimace ou un mouvement de terreur dès que je m’approche du robot ou du batteur comme si c’était un martinet, je souffre de la malédiction du sucré !

       Un sort abject et inhumain qu’un marabout sous les ordres d’un amant éconduit dans ma prime jeunesse sauvage m’a jeté, pour que je ne puisse garder aucun homme et que je ne me marie jamais, parce que toutes les grands-mères et même mère vous diront que c’est par l’assiette que l’on conserve son mari et que l’on sauve des mariages… Peuf ! m’en fiche, j’ai sauvé la mise sur le salé, mais tout de même hein, c’est un sacré handicap !

      J’ai retenté pour la énième fois, hier, de faire pour les vampires hypoglycémiques des Bugnes, affreusement tentée par ma cop’s Nonstity qui en avait mis en photo sur son blog. Et bien, non, le produit fini ne ressemble pas du tout à la photo, et il est immangeable ! Les enfants s’en sont détournés comme si je tentais de les empoisonner, moi ! Leur propre mère !

       Je n’ai plus qu’à aller voir un autre marabout pour qu’il m’exorcise de ce sort affreux qui pourri ma vie, et de continuer à prier pour que les nouvelles rencontres que l’on peut faire dans la vie ne nous demande pas d’amener le dessert, mes amis ayant très bien compris de quoi il retournait…

Amen...

ps: j'ai appris bien plus tard que le fameux repas si déééélicious et si raffiné de ma cousine était en fait made in traiteur... No comment.

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14 février 2008

Et ben voilà...

En_col_re___

Aujourd'hui est (devait) être un grand jour!

Je me suis lancée dans le mode avancé, sûre de ma capacité à interprêter les codes qui régissent le langage informatique, avec en appui un didacticiel du "comment déchiffrer le langage HTML en 3 leçons pour les plus que nuls..."

Forte de ma condition, j'enclenche donc la petite touche "mode avancé" tout en faisant fi de la notification indiquée juste à côté :"opération irréversible" qu'ils mettent....

Pas grave, je suis une grande et j'ai de très grandes dispositions linguistiques, ça a toujours été mon fort à l'école...

Et bien, ça n'a pas raté, le dernier billet que j'avais pondu et qui m'avait pris bôôcoup de temps, (parce que coonsidérer la relation que j'entretiens avec ma mère comme simple relève de l'utopie!) a donc rejoint le paradis des billets perdus, paix à son âme...

Et je suis bien incapable de remettre la main dessus! Et en plus, il me narguait, le bougre!!

Rendez-vous compte, il apparaissait et disparaissait aussitôt! Hop! C'est Garchimore, ssi, ssi, regarde bien! Tou vois le mèchage, tou le vois plou!! Hop! Ch'est magique!"

Of course, ceci a occasionné chez moi une série de hurlements à tendance "honomatopée" ponctués de mots censurés par la bienséance...

D'ailleurs, quand j'y pense, c'est ce que provoque chez moi tout ce qui touche de près ou de loin les technologies...

Quand je joue à la console ou sur mon PC, pareil! Non pas que j'y joue souvent, je n'ai plus le temps de m'addonner à une partie complète qui dure jusqu'à ce que mes petits n'yeux se ferment tout seul, mais le peu que j'y joue, chaque perte de point de vie ou de vie tout court me propulse dans un monde parallèle ou la femme que je suis n'est plus qu'un amoncellement de bave dégoulinante, de feulements atroces digne d'un chat qui a la queue coincé dans la porte et de mots de vocabulaire qui ferait pâlir d'envie un chartier (je vous laisse chercher la définition de "jurer comme un chartier", hein).

10 cigarettes plus loin (en 10 minutes, bien sûr...) je me replonge donc sur la question.

Et m'en vais potasser mon tutoriel...

Ah! Evidemment, je n'avais fait aucun sauvegarde de mon billet précédent sous Word ou quoi que ce soit d'autre... Ce qui devrait faire sourire celles qui me connaissent...

PS: il est interdit de RIRE de la situation!!!!Sic...

Posté par Apferdita30 à 10:40 - Travail, pas travail - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 janvier 2008

Trois petits tours...

Et voilà!

Tadaaaam!!! Ma première journée de...Repos...

J'ai donc effectué ce que toute femme au foyer se doit de faire :

  • Nettoyer, ranger, re-ranger
  • Mettre à jour les machines des vampires et de "Ze one"
  • Appeler les ASSEDIC . Grumpfff, à ce propos tous les conseillers étaient en ligne, j'ai donc laissé mes coordonnées, ils devaient me rappeler, l'ont toujours pas fait. Sic...
  • Peindre mes ....Toilettes, en gris perle, histoire de rendre l'instant teinté de romantisme, enfin... Si possible, quoi!
  • Chercher mon vampire grand modèle qui avait décrété qu'il n'irait pas à l'école aujourd'hui en utilisant ce bon vieux subterfuge du "Aïeuuuuuuuu, j'ai maleuuuuuuu, madameuuuuu!!! J'me sens pô bien..." Et comme par magie, pouf!!! Une fois à la maison, vautré lamentablement dans le canapé devant un DVD les Indestructibles, il s'est mis à ressembler à Flèche, avec hurlements et gesticulations "Wouah!! Dégage!! C'est moi le plus rapiiiiiide" en se rendant d'un point A à un point B sans une once de difficulté, alors qu'une demi-heure avant, la douleur l'empêchait presque de marcher. Ben tiens, appeler moi "pomme", s'il vous plait.
  • Aller faire des courses, (parce que je n'ai jamais le temps de les faire, et heureusement pour mon porte monnaie, parce que j'ai compris ma douleur aujourd'hui...) pour préparer ma semaine DETOX, soupe aux choux, résultat visible dès la fin de la semaine sinon je frôle l'arrêt cardiaque!

Faut dire qu'après un week-end à base de soirée raclette chez des amis le samedi soir, doublée au champagne, et pour cloturer cette instant de bénéfique attention de soi, un dimanche après midi avec les Elfes d'une copine sur fond de moelleux au chocolat, et une pizza "gracieusement" offerte qu-il-est-pas-possible-de-refuser.

  • Etablit mon plan d'action pour les années à venir, que vais-je faire???
  • Fumer 14 clopes
  • Téléphoner à 3 topines
  • Chercher mini-vampire chez la nounou, parce que je vais pas me coltiner les deux quand même, en bonne mère indigne que je suis, je la paye, il y va, c'est comme ça! Sinon, je ne peux rien faire, il est plus collant qu'un carton entier de Super Glu...
  • Poster un billet

Même pas eu le temps de boire 2 cafés, alors qu'au boulot, j'en bois 4 ou 5 dans la journée...

Voilà, je suis donc au... repos. Pffff... A se demander, s'il ne faudrait effectuer un changement de définition de ce mot dans le Larousse.

Posté par Apferdita30 à 18:08 - Travail, pas travail - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 janvier 2008

Mes talents cachés

Aujourd'hui est grand!

J'ai (encore) quitté mon taff, je ne dis pas comment, la morale le réprime...

Je ne pouvais plus, ces horaires de dingue, cette course permamente au chiffre d'affaire sans aucune zénitude, avec un stress permanent lié à un souci de performance pour... 955€

Pas possible, inimaginable et pourtant tout ceci m'a encore bien secoué.

30 ans, pas encore fixée sur ma destinée professionelle, mais j'avance. Je ne sais pas ce que je veux faire, mais je sais de mieux en mieux ce que je ne veux pas faire. Et deux commerciaux sous le même toît, ça, je ne veux pas. Pourtant, j'aime le domaine immobilier, mais je crois que ce que j'aime c'est ne pas avoir à prendre de voiture pour travailler. Ne pas avoir à rouler tout le temps, à m'énerver sur la route parce que MR CO.... n'avance pas et que je suis en retard, à courir après les gens qui sont eux-mêmes en retard, ce qui me mettra en retard. A aller chez des gens qui n'ont que faire du travail fourni. Ca, c'est proprement insupportable!

Et puis je n'aime pas faire des promesses aux gens que je ne peux pas tenir, et là, c'est tout le temps le cas. En fait un boulot d'assistante me plairait tout aussi bien quand j'y réfléchis... Ou bien un boulot d'infirmière, mais quelle angoisse ce concours! Encore un ou il faut se préparer, stresser avant l'épreuve, stresser aux résultat, et j'ai une angoisse mortifère des oraux! Je me décompose, me liquéfie alors que dans la vie de tous les jours, j'ai une "gouaille" pas probable qui ferait palir d'envie Nikos Aliagas et Nicolas Sarkozy mixés, (encore plus quand les "bulles" viennent me chatouiller le fond de la glotte, mais ça c'est le sujet d'un autre billet, ça va de soi...) bref, j'ai une peur latente de l'échec... Grande découverte à mon âge, sûr, mais ça n'est pas neuf. Déjà, pour le Bac, je ne voulais pas y aller, et j'ai subi cette année là mon premier vrai échec dans la vie.

Je n'avais jamais redoublé, je m'en suis toujours dépatouillée avec un minimum d'effort, dans une culture du "bullage" qui m'allait si bien. Et puis, cette année là, avec d'autres facteurs agravants, je n'ai pas eu mon Bac... J'avais beau dire que je m'en fichais, ça m'affectait, ça me faisait mal, ça me faisait pleurer de rage... Je voyais mes amis partir à la fac, en école sup', changer de ville pour certains et moi, je restais là, avec ma honte d'être avec des élèves plus jeunes que moi, dans une classe ou je n'avais plus ma place...

L'histoire s'est reproduite avec le permis, eu la deuxième fois après une crise de larme qui a forcé mon père à me botter les fesses pour que j'y retourne, le pauvre... Et puis encore une autre fois avec ma première année de Fac, passée à ne rien faire si ce n'est sortir, m'amuser, boire, draguer, et... Recommencer! Celle-ci pourtant, je ne la regrette pas. Peut-être parce que nous étions beaucoup à "échouer" scolairement parlant, et que je me suis bien éclatée, et que je vivais dans une phase inconsciente  des enjeux et hermétique aux soucis et... Blabla... Blabla...

Et maintenant, c'est au tour de la vie professionnelle d'être affectée par mes carences, par mes peurs et mes angoisses, qui me font dire que si je ne suis pas sûre d'y arriver, ce n'est pas la peine d'y aller. En gros, c'est ça le schéma, hein? Gruuumph.

Mode pause, on réfléchi et on combat ses démons! Parce que mes démons ne sont pas ceux du voisins, alors pas la peine d'aller l'emplacarder parce qu'il ne comprendra rien à rien si je lui cause de ça. Valable pour tout mon entourage malheureusement...

Deux options : soit je m'accepte tel que je suis, avec cette horde de faiblesse et ces grands moments de force, et je ne contrarie pas ma nature, soit je secoue le prunier et je vais au risque de me planter encore et avec tout le remaniement que ça nécessite sur ma personnalité vers je sais pas quoi...

L'instinct ou la fainéantise me font pencher vers la première option, celle ou je suis quand même moi, parfois fragile, parfois chiante, parfois lunatique, parfois flegmatique et à contrario parfois volcanique, prête à tout pour obtenir ce que je veux à partir du moment où ça me procure un plaisir, de quelqu'ordre qu'il soit, parfois prédatrice impitoyable, sans souci pour la morale, parfois forte au point de porter tout ce que je peux sur mes épaules... Eh!!! Mais c'est moi, ça!!!

Et je crois quand même que je m'aime bien comme ça, quand même, même si ça m'attire parfois des ennuis. Affaire à suivre...

Posté par Apferdita30 à 13:02 - Travail, pas travail - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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